| Adresse de citation : http://www.ampere.cnrs.fr/ms-ampere-298-119-1.5.html
|
Epître à Emilie
Vous voulez donc, belle Emilie,
Que de Gresset ou d’Hamilton
Dérobant le léger crayon,
J’aille chercher dans ma folie
Sur les rosiers de l’Hélicon,
S’il reste encore quelque bouton
De tant de fleurs qu’ils ont cueillies.
Souvent mes tendres rêveries
M’ont inspiré quelque chanson,
J’ai foulé les routes fleuries
Qui mènent au double vallon,
Mais c’était pour chanter Sylvie,
L’amour était mon Apollon.
Depuis qu’aux travaux d’Uranie
J’ai consacré tous mes moments,
Que son absence et mes tourments
Ont paralysé mon génie,
C’est bien en vain que sur le ton
De ces favoris de Thalie,
De Momus et de Cupidon,
Je voudrais parer la raison
|
|
Document de l'Académie des sciences (Institut de France) - Photo : CNRS, CAK-CRHST.
|