@. Ampère et l'histoire de l'électricité 

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Manuscrits d'Ampère > Une sélection commentée d'une soixantaine de documents > L'Inspection générale


L'Inspection générale

Nommé Inspecteur général de l'Université impériale le 21 septembre 1808, Ampère occupe cette fonction jusqu'à sa mort (il meurt à Marseille au cours d'une tournée d'inspection), à l'exception de deux courtes périodes.

Les biographes d'Ampère, souvent scientifiques, n'ont prêté aucune attention aux activités d'Ampère dans ce cadre. Un pan entier de la vie du savant est ainsi resté dans l'ombre. Les sources ne manquent pourtant pas ! La masse de documents présents dans le fonds Ampère justifie une page spécifique dans cette présentation. Courrier administratif, échanges avec des professeurs de province, lettres de recommandation et de sollicitations, notes prises en tournées, brouillons de rapports ... le dépouillement de ces documents, qui intéressent au premier chef les historiens de l'enseignement, reste à faire.

Notes d'inspection
Brouillon de rapport d'inspection
Rapport sur un ouvrage d'arithmétique à l'usage des aspirants à l'École polytechnique
Convocation : jury d'agrégation
Lettres de sollicitation
Réflexions sur l'enseignement


Notes d'inspection

Pour évaluer le travail des professeurs, l'inspecteur interroge les élèves. On trouve dans le fonds de nombreux documents comparables à celui-ci, qui correspond à des notes prises au cours de l'examen en mathématiques d'un certain François-Jean Feydeau. On voit que les questions posées sont notées à gauche, et la manière dont l'élève s'en est tiré est résumée en face.

Académie des sciences (Institut de France) - carton XX, chemise 307
photo : CNRS, CAK-CRHST




Brouillon de rapport d'inspection

Le fonds conserve également de nombreux brouillons de rapport d'inspection. Celui-ci, qui concerne le collège de Nîmes, n'est pas daté (la mention "collège royal" implique une datation après 1815).

Ampère est chargé de l'inspection des cours de mathématiques, physique et chimie.

Académie des sciences (Institut de France) - carton XX, chemise 307
photo : CNRS, CAK-CRHST




Rapport sur un ouvrage d'arithmétique à l'usage des aspirants à l'Ecole polytechnique (copie par un secrétaire)

C'est également en sa qualité d'inspecteur général qu'Ampère doit examiner les ouvrages publiés à l'usage des élèves afin d'en déterminer la valeur scientifique et pédagogique. De son avis dépend la recommandation de l'Université. Certains auteurs se montrent particulièrement soucieux de cet avis : voir ainsi la lettre L1058.

Une quarantaine de lettres officielles chargeant Ampère d'examiner un livre (ou lui rappelant que l'Administration attend toujours un rapport sur telle publication...) sont conservées dans le fonds (chemise 311). Sans les transcrire, on y a relevé les titres des ouvrages cités ; pour en consulter la liste, voir la page des Activités d'Ampère à l'Inspection générale.

Académie des sciences (Institut de France) - carton XX, chemise 307 bis
photo : CNRS, CAK-CRHST




Convocation : jury d'agrégation

À plusieurs reprises, Ampère est convoqué pour faire partie du jury de différents concours : Concours général, agrégation, etc. L'agrégation de sciences, créée en 1808, couvre alors tout l'enseignement scientifique des lycées et classes préparatoires.

Ce document date de 1832, le ministre de l'Instruction publique et des cultes étant alors Amédée Girod de l'Ain. Il y a huit postes au concours.

Académie des sciences (Institut de France) - carton XX, chemise 307 bis
photo : CNRS, CAK-CRHST




Lettres de sollicitation

Le fonds compte un très grand nombre de ces lettres, sollicitant l'appui de l'inspecteur : professeurs souhaitant une promotion, parents recommandant un candidat, etc.


Académie des sciences (Institut de France) - carton XX, chemise 307
photo : CNRS, CAK-CRHST




Réflexions sur l'enseignement

Sa longue observation de l'enseignement secondaire, principalement en sciences, inspira à Ampère de nombreuses réflexions sur les moyens de l'améliorer. La chemise 308 en conserve une grande part.

Les signataires de la lettre ci-contre, le comte Charles-Philibert de Lasteyrie (1759-1749) et Jacques-Joseph Champollion, dit Champollion-Figeac (1778-1867), sont deux philanthropes qui se sont intéressés particulièrement à une méthode pédagogique nouvellement importée d'Angleterre, dite d'enseignement mutuel. Mise au point par Andrew Bell et Joseph Lancaster, elle reposait sur la réciprocité de l'enseignement : les élèves plus anciens (les "moniteurs") enseignaient eux-mêmes ce qu'ils avaient appris aux plus jeunes, sous la conduite d'un maître. Elle connut un certain succès en France pendant la Restauration, car elle palliait le manque de maîtres.

Plusieurs documents montrent qu'Ampère s'est intéressé à cette méthode d'enseignement mutuel, tout comme ses amis Claude-Julien Bredin, directeur de l'Ecole vétérinaire de Lyon (voir L920), et Degérando, qui en était partisan. La Correspondance compte aussi plusieurs références (voir L1079) à Henri Pestalozzi, un pédagogue suisse qui l'appliqua dans son établissement d'Yvredon-les-Bains. On trouve également dans la chemise 307 une note sur l'enseignement mutuel (images 159 à 176).

Une étude plus approfondie du fonds reste donc à faire sur ce sujet (avis aux amateurs !)...

Académie des sciences (Institut de France) - carton XX, chemise 302
photo : CNRS, CAK-CRHST




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