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> AMPERE, Essai sur la philosophie des sciences, t. II, 1843.
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leurs, et ce serait une raison pour placer l'histoire avant l'archéologie. Mais il arrive bien plus 
souvent que l'étude des monumens, que la découverte d'une médaille ou d'une inscription antique 
nous révèlent l'existence de nations, de souverains, d'événemens quelconques qui n'ont laissé 
aucune autre trace ; et lors même que les historiens en ont parlé, c'est encore à ces monumens 
seulement qu'on en doit une connaissance exacte et dont la certitude soit à l'abri de toute 
discussion. Ce sont là les secours que l'histoire est obligée d'emprunter à l'archéologie, et 
qui, plus nombreux et plus importans que ceux qu'elle lui prête, ne permettent pas d'établir entre 
ces deux sciences un ordre différent de celui où je les range ici. 
3. Histoire. Jusqu'ici nous n'avons eu à considérer dans l'ethnologie et l'archéologie 
que ce qu'on pourrait appeler le matériel des nations : les régions qu'elles habitent et 
celles d'où elles sont sorties ; les villes qu'elles ont bâties, les monumens de tout genre 
qu'elles ont laissés, etc. Nous allons maintenant, tant dans le reste de ce chapitre que dans le 
chapitre suivant, voir les nations agir comme des individus, obéir à des sentimens, à des 
passions, à des croyances, pourvoir à leurs besoins, à leur défense, et assurer la tranquillité 
publique par des lois et des gouvernemens. C'est alors que l'énumération de toutes les sciences 
relatives aux sociétés humaines étant achevée, la tâche que nous nous étions imposée sera 
accom- 
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