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> AMPERE, Essai sur la philosophie des sciences, t. I, 1834.
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immédiate des corps. Elle décrit leurs divers états, leur dureté, leur élasticité, leur 
pesanteur, tous les phénomènes dus à leur action mutuelle, et les instrumens à l'aide desquels 
nous les constatons. Cette science a reçu le nom de physique expérimentale. 
C'est bien à tort, suivant moi, qu'on a voulu borner la physique expérimentale a l'étude des 
propriétés générales des corps, et de celles de leurs propriétés particulières, qui 
dépendent de l'action de la chaleur, de la lumière, de l'électricité, etc. Elle doit embrasser 
toutes celles qui ne supposent, pour se manifester, ni changement dans la combinaison des élémens 
des corps, ni vie dans ceux qui sont soumis à l'expérience. Si dans un cours, dans un 
traité élémentaire, où l'on n'offre qu'un précis de la science, on peut ne s'occuper que des 
propriétés dont je viens de parler comme les plus importantes, il n'en est pas de même quand il 
s'agit d'un ouvrage destiné à l'exposer dans son ensemble. Tous les faits donnés immédiatement 
par l'expérience lui appartiennent ; mais elle doit laisser à une autre partie de la physique 
générale, dont je vais parler sous le nom de stéréonomie, l'emploi des formules 
d'interpellation ou autres, à l'aide desquelles on parvient à donner aux résultats qu'on en 
déduit le plus haut degré de précision possible. 
2. Chimie. Alors si l'on va chercher dans les corps les élémens dont ils se composent et 
les proportions dans lesquelles ces élémens sont combinés, toutes les vérités résultant de 
cette étude 
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