@. Ampère et l'histoire de l'électricité 

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Autour d'Ampère, photo : stéphane pouyllau, CNRS

Le Monnier (ou Lemonnier), Louis-Guillaume (1717-1799)

Désigné en toutes lettres dans l'Encyclopédie.

Issu d'une famille aisée de scientifiques, il étudie vraisemblablement la médecine à l'Université de Paris. En collaboration avec César-François Cassini et l'abbé Nicolas-Louis de Lacaille, il multiplie les observations astronomiques et mène des recherches en histoire naturelle et en physique, qui sont publiées dans la Suite des mémoires de l'Académie en 1740. Présenté au roi Louis XV, il devient "Médecin ordinaire" du roi. Admis à 26 ans à l'Académie des Sciences (1743), il publie de nombreuses études dans l'Histoire de l'Académie royale des Sciences de 1748 à 1753, dont une sur la "communication de l'électricité". Pour l'Encyclopédie, il donne cinq articles (Aiguille aimantée ; Aimant ; Electricité ; Feu électrique ; Feu électrique, fluide électrique, ou matière électrique, et la plus grande part de Boussole). On sait qu’il avait l'intention d'en écrire davantage, mais ne le fait pas, peut-être dissuadé par la condamnation de l'Encyclopédie en 1759. A partir de ce moment, il cesse quasiment toute étude sur la physique et en particulier sur l'électricité. Des critiques avaient été émises à l'encontre de ses publications par l'abbé Nollet. Son intérêt scientifique se concentre alors sur la botanique.

La suite de sa carrière, qui se déroule en grande partie à la Cour, le voit successivement "Professeur de botanique du Jardin du Roi" (1759), "Premier médecin ordinaire" du Roi (1770) et, après une éclipse, "Premier médecin du Roi" (1789). Après la Terreur, il s'implique dans l'organisation de l'enseignement scientifique et est élu membre de l'Institut.

Marie-Hélène Wronecki et Christine Blondel

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