@. Ampère et l'histoire de l'électricité 

[Accueil] [Plan du site]
@.ampère

Correspondance d'Ampère, Lettre L492

Accueil de la correspondance | Retour aux résultats
lien de référence : http://www.ampere.cnrs.fr/amp-corr492.html

Index des noms de personnes

Ampère, André-Marie    à    La Rive, Gaspard de (1) | 3 septembre 1814



Paris, 3 septembre [1814]

[Cette lettre était adressée à Marc-Auguste Pictet, et non à Gaspard de La Rive : voir L890].


(1) Il s'agit de la «Lettre à Berthollet sur la détermination des proportions dans lesquelles
les corps se combinent, d'après le nombre et la disposition respective des molécules dont les
parties intégrantes sont composées», publiée dans les Annales de Chimie d'avril 1814 (t. 90,
pp. 43ss.). Ce mémoire, qui paraîtra également dans le Journal des Mines de janvier 1815 (t.
37, pp. 5ss.), démontrait que l'hypothèse d'Avogadro, selon laquelle les molécules intégrantes
de tous les gaz sont placées à la même distance les unes des autres et se trouvent donc
toujours en nombre identique pour un volume de gaz donné, est conforme à la loi de
Boyle-Mariotte sur la pression et à la loi de Gay-Lussac sur l'expansion thermique des gaz. En
d'autres termes, ce mémoire énonçait la loi d'Avogadro-Ampère selon laquelle des volumes égaux
de gaz différents, pris dans les mêmes conditions de température et de pression, renferment le
même nombre de molécules.
(2) Davy, qui était arrivé à Genève fin juin, en repartit à la mi-septembre. Il était
accompagné de Michael Faraday. Au cours de ce séjour, il fit avec Pictet des mesures de
température des rayons solaires décomposés par le prisme, et notamment dans l'infra-rouge.
(3) Il s'agit d'un mémoire de Davy sur l'iode, rédigé à Paris en décembre 1813, publié dans le
Philosophical Transactions, et traduit par De la Rive pour la Bibl. Brit. de juillet 1814 (t.
5, pp. 248-275). Ces premiers résultats avaient été obtenus à l'aide d'un équipement
transportable.
(4) Ce «Mémoire sur l'iode», lu à l'Institut les 1er, 8, 16 et 22 août 1814, témoigne de la
volonté de Gay-Lussac de ne pas laisser à Davy tout le mérite de l'étude de ces deux
substances. S'il avait manqué de peu l'isolement du chlore, finalement réalisé par le chimiste
anglais, la découverte de l'iode revenait à Courtois, et à C. B. Désormes, qui avait lu un
mémoire sur cet élément à l'Institut le 6 décembre 1813. C'est auprès de lui que Davy et
Gay-Lussac s'en étaient d'abord procuré.
(5) En fait, les rédacteurs de la Bibliothèque Britannique, Pictet et De la Rive, avaient
repris tel quel le terme utilisé en anglais par Davy : "chlorine".
(6) Gaspard De la Rive.
  Source de l'édition électronique de la lettre :
DE LAUNAY (Louis). Correspondance du Grand Ampère. tome II. Paris : Gauthier-Villars, 1936. p. 483-484-485

Voir le fac-similé de l'imprimé :
    
Editer le document (accès réservé)

© 2005 CRHST/CNRS, conditions d'utilisation. Directeur de publication : Christine Blondel. Responsable des développements informatiques : Stéphane Pouyllau ; hébergement CC-IN2P3-CNRS