@. Ampère et l'histoire de l'électricité 

[Accueil] [Plan du site]

Une nouvelle plateforme est en cours de construction, avec de nouveaux documents et de nouvelles fonctionnalités, et dans laquelle les dysfonctionnements de la plateforme actuelle seront corrigés.

@.ampère

Correspondance d'Ampère, Lettre L338

Accueil de la correspondance | Retour aux résultats
lien de référence : http://www.ampere.cnrs.fr/amp-corr338.html

Index des noms de personnes

Ampère, André-Marie      à      Bredin, Claude-Julien (1)


[Novembre 1807?]
Nous voici aujourd'hui dans l'appartement arrêté par Degérando, rue Cassette. Tout y est à 
souhait : vue gaie, place suffisante, proximité des promenades et des églises. 
Ma position ne sera ni si bonne que je l'avais cru d'abord, ni si mauvaise que me l'annonçait 
cette lettre reçue le jour où je fus chez toi avec M. Daburon. J'espère pouvoir fournir à 
tous les frais nécessaires et procurer à ma famille une existence facile. 
En arrivant j'ai été voir ma petite Albine : sa santé est parfaite ; je la trouve jolie ; 
elle a été vaccinée une seconde fois avec succès. 
Je regretterai longtemps les derniers beaux jours que je viens de passer à Lyon. Ils étaient 
souvent pleins de mélancolie, mais bien doux. Que l'automne est charmant ! Maintenant c'est 
l'hiver flétri et glacé. La campagne renaîtra ; pour moi il n'y aura plus de printemps ; les 
châteaux en Espagne même ne me le ramèneront pas. 
Que penses-tu de la situation de Ballanche, de l'état de son âme ? Il y a pourtant des 
esprits qui croient que l'homme peut n'exister que pour cette triste vie, que ses sentiments et 
sa raison doivent lui suffire. Mais, sur ce sujet, je n'en finirais pas. 
Jean-Jacques est venu me réciter un verbe latin, tout à l'heure. Il veut que je dise qu'il 
te baise bien fort et Bonjour aussi. Il t'a écrit, mais je ne t'envoie pas sa petite lettre ; 
car il n'y a que lui au monde qui puisse la lire.  
Adieu.



(1) D'après Mme Cheuvreux, p. 62. En quittant sa femme à la fin de juin 1807, Ampère avait
logé un moment
chez M. de Champagny; puis il était parti pour Lyon. Quand, après les vacances, il revint à
Paris avec sa mère,
sa soeur et son fils, il s'installa rue Cassette. Il ne reprit Albine qu'en juin 1808. Il fait
allusion à son traitement comme professeur suppléant à l'École Polytechnique. Le 28
octobre, Lacuée, gouverneur de l'École, lui annonce qu'il l'a nommé pour faire cette année
par intérim le cours d'analyse de la première division et qu'il l'a nommé répétiteur au
cours de Mécanique de la première division. Il recevra, pour le premier travail, la moitié
du traitement du titulaire et, pour le second, 500 francs (confirmation officielle le 15
novembre 1807).


Correspondance du Grand Ampère, tome I, p. 331
  Source de l'édition électronique de la lettre :
DE LAUNAY (Louis). Correspondance du Grand Ampère. tome I. Paris : Gauthier-Villars, 1936. p. 331


  Autre source de la lettre : original manuscrit,
inconnu


Voir le fac-similé :
Lien de référence : http://www.ampere.cnrs.fr/amp-corr338.html

© 2005 CRHST/CNRS, conditions d'utilisation. Directeur de publication : Christine Blondel. Responsable des développements informatiques : Stéphane Pouyllau ; hébergement Huma-Num-CNRS