Je ne sais pas, ma bonne amie, si tu recevras aujourd'hui la lettre que je t'écrivis hier ; cela me ferait bien plaisir ; tu penserais à moi pendant que tu la lirais et je serais un peu dédommagé de ton absence. Je pense qu'elle pourra te parvenir entre 11 heures et midi . Et, quand cette heure sera venue, je m'arrêterai avec bien du plaisir sur une si douce idée. J'en aurais encore bien plus si je recevais des nouvelles de ma bonne Julie ; si elle m'en donnait en même temps de ma petite Julie, mais c'est en vain que je m'en flatte tous les jours en me couchant. Le lendemain vient et passe sans m'apporter cette consolation. Cependant ma bonne amie ne m'a pas oublié ; elle pense toujours à moi de temps en temps et surtout quand ma petite amie lui rappelle le souvenir de celui qui l'aime. Peut-être que ma Julie m'a écrit une jolie lettre.


