@. Ampère et l'histoire de l'électricité 

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Correspondance d'Ampère, Lettre L12

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lien de référence : http://www.ampere.cnrs.fr/amp-corr12.html

Index des noms de personnes

Ampère, André-Marie      à      Ballanche, Pierre-Simon [?] (1)


s.d

[...] Quelle étourderie ! J'ai écrit ma lettre sans te répondre à la chose la plus importante de ta lettre. Je la décachette pour y insérer ce qui suit.
Il y a à l'École d'Alfort un directeur. Il est bien probable qu'il y restera ; car il n'oserait probablement faire toutes les bêtises qu'il fait s'il n'en avait pas l'assurance. Or, conviendrait-il à notre excellent ami de paraître descendre en passant d'une place de 6000 francs à une de professeur qui n'en vaut que 4000 francs ? Ce serait précisé[ment] tout ce que feraient ses ennemis s'ils étaient les maîtres !
On ne pourrait proposer ce changement que comme une punition. Je n'avais su comment en parler à M. Huzard. Mais ta lettre à Dupré m'a donné l'occasion de lui en parler comme d'une ressource en cas d'un malheur, qui ne lui semble nullement probable. Je montrai, en même temps, des regrets de ce qu'on n'avait pas pu le faire nommer à Alfort quand la direction était vacante. Il me dit qu'à cette époque le directeur actuel était déjà directeur-adjoint, qu'au reste il avait été nommé en titre à son insu, mais que la manière de vivre de cet excellent Bredin, sa tenue et sa manière d'élever, même d'habiller ses enfants (il s'étendit sur ce dernier point) était un obstacle qui lui semblait très fort pour qu'il devînt directeur ou même professeur à Alfort, quand même ce dernier parti ne serait pas au-dessous de lui, parce que, si près de Paris, etc., il fallait une autre tenue ; qu'on ne pouvait supporter tout cela à Lyon qu'à cause de la considération dont il jouissait et parce qu'on s'y était accoutumé à des époques où la singularité était bien plus tolérée. J'ai trouvé tout cela assez étrange ; mais ce paraît être une opinion arrêtée dans sa tête. Si tu n'engages pas Bredin à m'écrire tout de suite, si tu ne m'écris pas, que deviendrai-je ? […]



(1) Deux pages in-4°, sans début ni fin et sans adresse.

Correspondance du Grand Ampère, tome II, p. 728-729
  Source de l'édition électronique de la lettre :
DE LAUNAY, Louis. Correspondance du Grand Ampère. tome II. Paris : Gauthier-Villars, 1936. p. 728-729


  Autre source de la lettre : original manuscrit
Paris, Archives de l'Académie des sciences, fonds Ampère, carton XXV, chemise 379
(Deux pages in-4°, sans début ni fin et sans adresse.)


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