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Correspondance d'Ampère, Lettre L1138

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lien de référence : http://www.ampere.cnrs.fr/amp-corr1138.html

Index des noms de personnes

Ampère, André-Marie      à      Carron-Ampère, Julie (1ère femme d'Ampère)


[Bourg], Du lundi [9 août 1802]

Du lundi [9 août] – Cette lettre a été publiée par Louis De Launay à la suite de celle qui la précédait immédiatement ; par cohérence avec les principes retenus pour la présente édition électronique, celle-ci a été individualisée. La lettre associée est consultable sous le numéro L162. J'ai reçu une lettre de ma bienfaitrice hier au soir ; cette lettre, comme toutes les autres, était un grand bienfait pour mon coeur. Il était pressé d'un si grand poids d'inquiétude et de chagrin ! Je fus chez Pochon chercher cette lettre ; j'espérais peu l'avoir le même soir parce qu'il fait des paquets de lettres qu'il n'ouvre ordinairement que le lundi matin. Enfin je l'ai reçue, cette lettre si précieuse pour moi (4). Elle m'a fait bien plaisir en me rassurant un peu sur l'état de ta santé. Mais il y a une phrase qui restera longtemps gravée dans ma mémoire. Pauvre amie, tu me dis que tu espères d'être bientôt aussi bien qu'avant de commencer les remèdes de M. Petetin ! Voilà donc tout le fruit que tu retireras de tant d'ennuis et de souffrances ! Ce que tu me dis de M. Égonet me montre que la maladie de la dame qu'il a guérie n'avait aucun rapport à la tienne. C'était évidemment des concrétions pierreuses dans le foie : maladie bien connue et qui guérit facilement parce que ces pierres peuvent s'échapper avec la bile, et que l'on a d'ailleurs de sûrs moyens de les dissoudre. Au reste, puisque Égonet a guéri cette dame, il te guérira peut-être aussi ! Comment oserais-je te presser à cet égard après ce qui est arrivé du traitement de M. Petetin ? Tu me dis encore que tu attendais à trouver mon manuscrit dans le paquet. Que veux-tu ? Tous les jours j'y fais quelques corrections et je veux continuer tant que j'y trouverai quelque chose à changer, afin de ne pas me trouver dans le cas de corriger sur les épreuves.



(4) Lettre du 6 août.

  Source de l'édition électronique de la lettre :
DE LAUNAY (Louis). Correspondance du Grand Ampère. tome I. Paris : Gauthier-Villars, 1936. p. 188


  Autre source de la lettre : original manuscrit
Paris, Archives de l'Académie des sciences, fonds Ampère, carton XXVI, chemise 393 quarto


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